Nego chin

Publié le par Antoine



À la porte de Bouïgas,
au partage des eaux ,
les colverts ont trouvé
une marre de trêve.

Seuls,
deux arbres
s’y disputent,
entre briques et algues,
leur droit de racines.

Amarré,
non, plutôt
assombré,
à l’ombre
des feuillus
aux panaches
plongeants,
un nego chin
servait
de bassin
privé
à deux
palmipèdes.


L’eau,
plus stagnante
qu’ailleurs,
convenait
parfaitement
à leur instinct
de putréfaction.


Septembre 2009

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