Triptyque - 2

Publié le par Antoine



1’

J’ai tant de vous en mon cœur,
que peut m’importe l’écœure
que vous me porterez.



2’

Le repas en maison de retraite,
c’est la retraite de la vie,
l’antichambre de la mort,
l’illusion d’une vie sociétale de vieux débris.



3’

Il est un temps où les sonorités se gâtent
à l’élocution de mes maux,
car je sais que ma fin se date
en hâte.



Carnet photographique 2
Marseille, 2000

Publié dans Mes textes

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Michèle 25/04/2009 22:47

OK pour ce qui est de nos enfants!
mais"illusion de vie sociétale de vieux débris", ça donne pas envie d'aller plus loin!
tes vers sont très beaux mais souvent marqués au coin de la tristesse il me semble non?

Antoine 26/04/2009 17:52



Pour ceux-là oui. Ces deux tripitiques sont extraits d'un travail calquer sur un reportage photo, réalisé en noir et blanc, dans un hospice toulousain, il y a bientôt 10 ans. Et ce qui était
montré était loin, très loin d'être joyeux. J'en garde encore un souvenir persistant et une grand tristesse intérieure.



michèle 24/04/2009 21:04

ouf! dur, très dur!
autant se tirer une balle de suite non?

Antoine 24/04/2009 23:45



Sourire, je ne pense pas non. Juste souhaiter que nos enfants ne souhaiterons pas se débarrasser de nous...