Dans le regard d'un phare

Publié le par Antoine




Par une nuit étrangement sombre,

je suis allé me mourir
dans le regard d’un phare,
le plus proche
de mes désirs
de lumière,
de pureté
artificielle.

J’ai pénétré sa rétine,
comme il n’était pas possible
de le faire.



Et dans le miroir
de moi même,
de l’extérieur,
je me suis
orphéisé.
Je suis entré
en vie.

Je suis entré
pour découvrir
cette part de moi,
qui ne reviendra plus,
plus au sombre étrange
d’une nuit singulière.

Le flambeau de ma fougère
en mon cœur,
s’est cristallisé
dans le brun
de ma brûlure
icarienne.
Aucun fil d’Ariane
pour revenir
au faux.

Désormais,
je resterais
cet étrange grain de beauté,
que l’on vient susurrer
à l’épaule des créneaux
d’outre-tombe....





Marseille, 2001

Extrait de Trois mesures, éditions l’Odeur du temps, 2002


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