Carnet 2006

Publié le par Antoine



Les étonnants voyageurs,
que Romain m’avait remis
au tourbillon de ma déchéance,
étaient sombres et le regard
portait sur un ailleurs
incertain, mais réel.


Les zeppelins encordés
les uns aux autres
avançaient
main dans la main
en une lenteur
sereine et mécanique.
Les voyageurs,
las et hagards,
scrutaient l’horizon.
L’attente et l’impatience
étaient palpables,
la mer calme,
la guerre derrière,
l’exil dans leur cœur.


L’avenir me laissait,
pour eux,
le champ
de tous les possibles.





La Tour d’Aigues, mars 2009

Publié dans Mes textes

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