À une inconnue

Publié le par Antoine





Juste envie de faire l’amour.
Peu importe où,
tant que ça n’a pas le goût
du quotidien.

Terrasses manosquines,
sages exhibitions
pseudo coquines.


Rue Cardinale,
fellation
joviale.


De Sanary aux
Chutes La Vie,
on doit en passer
par un cuni.


Se languir de l’instant,
cartographier les sentiments.

Sortir compas, boussole
et sextant.

Arithmétiser les jouissances,
sans jamais s’égarer.

Saliver, caresser, happer,
s’en suer dans le cadre
de libertés pré-établies.

La surprise n’a
de valeur
que dans les effluves,
calculées, de l’alcool
lentement ingéré.


L’air de rien,
jouer l’ignorant.


Laisser vivre
l’allumeuse
dans le cloisonnement
de ses désirs.

Dans l’envie
de l’anéantissement
du mâle.

Le sentir
vibrer,
suffoquer,
et râler
comme
dans un
dernier
brame.

Imaginer
tous les possibles
cartésiens,
pourfendre
les routes
encombrées,
dans l’idée
du point pressant
où la chair
aura le dessus
sur les distances
de soi,
et les fantasmes
carrés
aux angles arrondies.


Puis, partir.
Ne faire qu’un tour
sur elle-même.

Balayer
devant
sa porte.
Éteindre
la lumière
en sortant.
Bien
verrouiller
les serrures
de sa vie.


Elle est cœur
de vanille

qui n’a pas le goût
de la réglisse.




Manosque, 4 mars 2009

Publié dans Mes textes

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