Symbio-dualité

Publié le par Antoine




ALCOOL

Goût d’inachevé,
peau saline,
très saline...
Enchevêtrée
entre la frustration,
don de soi(e)
et corps tendus,
l’âme s’abandonne,
les baisers se volent,
se demandent
et s’exigent.

LE MONSTRE

Col de douceur,
vague épidermique,
étau de chair,
frissons,
réactions,
tentions,
sens aux aguets,
désirs freinés
transportent
leurs flots
de surréalisme.

L’OURS

Caverne
de grognements
étouffés,
respiration
haletante,
lèvres rigides,
en douceur
et sensualité
naturelle,
masquées
par la nuit
et ce que
les autres
nous ont fait.

LA BÊTE

Étreinte
soutenue,
relâchée
et encouragée.
Pointes de
salive
et
d’égarement
en jungle
de cheveux
jonglent
en l’espace
restreint
de l’aube
et la fatigue.

LA PEUR


Á fleur de peau
langue longe
côtes et entre-lacs
de désinhibition,
crescendo
d’envies
et d’escapades
en monts de Vénus.
Le bout
de nos doigts
caressait
les étoiles,
nos cœurs
soufflaient
la lune,
nos enlacements
sombraient
avec
la venue du jour.

LE RÊVE

Tout nous
rappelle
à la réalité,
à ce que
nous devons
oublier...
Parce que
l’Enfant
pense
que le goût
de l’inachevé
est nécessaire
à ce que nous
ne connaissons
pas.


La Tour d’Aigues, 2006



Commentaire


j'aime cet ours
je le connais
c'est pas le dernier
pour faire hiberner les benêts


Ecrit par : thoams | jeudi, 15 janvier 2009

Publié dans Mes textes

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