Moelleux matin
où je n’entends
ni le réveil, ni mon
amoureuse tentant de
me réveiller.
Oubliette du sommeil,
urne bien scellée,
rien des abysses
éternelles ne me sort.
Une caresse régulière,
soutenue et douce
encourage mon âme
ivre de rêves,
vive de cauchemars.
Y a des matins,
lover contre tes seins,
où je ne veux jamais
vivre plus loin.
Y a des matins chauds et infinis.
La Tour d’Aigues, mars 2009
Par Antoine
Mercredi 18 mars 2009
3
18
/03
/Mars
/2009
13:59
0
Une parenthèse ayant attrait à une auteur de la B.D. Thomas Ott, finalement
assez méconnu mal heureusement, et dont j’adore le travail.
Voici la bio-bibliographie de ce dernier piochée sur le site Bédéthèque :
Thomas Ott est né le 10 juin 1966 à Berne et a passé toute son enfance à Birmensdorf, près de Zurich. Il suit dès 16 ans une école de graphisme, la Kunstgewerbeschule qui l'amène, dès la
fin de son cycle d'études, au métier d'illustrateur et dessinateur de bandes dessinées indépendant.
À présent, sa vie est partagée entre Paris et la Suisse où il participe à de nombreuses expositions et accumule pas moins de 11 expos de groupe, de Berlin à Paris, en passant par Genève ou encore
Angoulème, lors du festival international de la Bandes dessinée. Quatre expositions lui ont notamment été entièrement conscrées entre 1986 et 1996, dont une à la galerie Papier Gras à Genève.
Son univers ? Il est sombre, violent et décalé, peuplé de solitaires errant dans un monde de folie... : le nôtre. Sa technique singulière (la carte à gratter), alliée à la
sublimation du noir et blanc, le font remarquer lors de plusieurs manifestations où lui sont attribués des prix. Il obtient donc en 1985 le prix du concours BD de Sierre, le prix
Fédéral des Arts Appliqués à trois reprise entre 86 et 93, ainsi que le prix de la ville de Zurich et le Max und Moritz récompensant un créateur de BD en langue allemande, en 91 et 96. Il publie
également dans autant de magazines, fanzines et quotidiens suisses ou étrangers, que sa nationalité suisse allemande le lui permet.
Cet auteur singulier ne s'enferme pourtant pas dans un « univers de papiers » puisqu'il réalise aussi deux dessins animés : La grande Illusion, en 1985, au studio G.D.S. à Genève, puis
Robert Creep, a dog's life en 92/93 avec La Fabrique, en coproduction avec Arte et Canal+. Enfin, grand amateur de musique, il est aussi chanteur du groupe The Playboys de 1986
à 1991, avec lequel il sortira un live, puis rejoindra les groupes Ecstasy et Emotions qui sortiront chacuns un album en 89 et 90, tous trois édités par Lux Noise.
- Tales of error, édition Moderne, 1989
- Les Millionaires, dans L'argent roi, Autrement, coll. Histoires graphiques, 1994
- Greetings from Hellville, édition Moderne, 1995
- Participation à six numéros de Lapin, L'Association, 1995-1999
- Dead End, édition Moderne, 1997
- La Douane, L'Association, coll. Patte de mouche, 1996
- La Bête à cinq doigts, L'Association, coll. Patte de mouche, 1996
- Exit, Delcourt, coll. « Encrages », 1997. Reprise de Tales of error et Greetings from Hellville
- La Grande Famiglia (dessin), avec Gila (scénario), L'Association, 1998
- Participation à Comix 2000, L'Association, 1999
- Recuerdos de México, dans L'Association au Mexique, L'Association, 2000
- Illustration de Lying Shooter Position (la position du tireur couché) de l'excellent (défunt) groupe de punk Gazolheads, 2002
- Cinema Panopticum, L'Association, 2005
- 73304-23-4153-6-96-8, l’association, 2008
Peu de liens sur le net sont réellement valides ou mis à jour. Mais pour aller plus loin, je vous recommande de lire l’entrevue avec Thomas Ott réalisée par Arno Guillou pour L'œil électrique.
Par Antoine
Mardi 17 mars 2009
2
17
/03
/Mars
/2009
15:04
1
Comme promis à certains, mais aussi parce que je sais que l'édition papier que je vous ai conseillé est difficile
à trouver, voici donc la version animé de la merveilleuse histoire d'Elzéar Bouffier. Écrite par Jean Giono sous le
titre L'homme qui plantait des arbres, réalisée en 1987 par Frédéric Back, celui-là même qui a
fait les illustrations du livre. La voix du narrateur n'est autre que celle de l'acteur Philippe
Noiret.
Par Antoine
Mardi 17 mars 2009
2
17
/03
/Mars
/2009
00:53
0
Avec l’effet de serre, si la Terre se retrouve sous la mer, les nouveaux Maîtres du Monde seront les
poissons.
Les maquereaux de demain seront les Américains d’aujourd’hui. Aussi, prévoyant et anticipant ces bouleversements géopolitiques majeurs, je
commence à m’intéresser à la vie des poissons.
Tout babord, le poisson est un animal très propre mais qui boit beaucoup trop, il boit comme on respire et, en France, il y en a qui respirent
beaucoup…
Et, selon des marins-pêcheurs Auvergnats, l’Océan ne serait jamais qu’un grand débit de poissons !
En effet, en mer, il n’y a pas de bistrots et les poissons, qui ont soif de contacts, se retrouvent dans des rades où ils prennent parfois le
petit verre de trop.
Sur le poisson, je ne me pose pas des questions existentielles mais existe-en-mer…
Aussi, ai-je enfin trouvé la réponse à cette question que, pendant des années, je m’étais posé en vain : « Est-ce que le poisson a conscience
d’être mouillé ? »
Eh bien, il paraîtrait que oui…
En effet, des experts internationaux Bretons ont observé que quand il pleut, le poisson ne cherche pas à se mettre à l’abri.
Donc si, avec le réchauffement planétaire, la Terre se retrouve sous la mer, les poissons domineront un monde sans plage mais, restons
positifs, la Terre deviendra un Mer de paix car le poisson est un animal pacifique…
En effet, si sur Terre, beaucoup d’animaux chassent, sur mer, aucun poisson ne pêche !
Par Antoine
Lundi 16 mars 2009
1
16
/03
/Mars
/2009
15:36
0
Par Antoine
Dimanche 15 mars 2009
7
15
/03
/Mars
/2009
01:00
0
Publish at Scribd
Il existe plusieurs éditions de cet ouvrage, et souvent, bien à tort, seulement destiné à la jeunesse.
Je vous conseille la très belle édition publiée par Gallimard et co-éditié avec Lacombre. Il me semble qu'il est épuisé, mais cela vaut le coup de le chercher d'occasion. Les
illustrations sont Frédéric Back.
Par Antoine
Samedi 14 mars 2009
6
14
/03
/Mars
/2009
00:52
0
Je comprends mieux
tes murmures.
Pourtant, je n’ai
pas caressé
l’écorce de
ceux qu’Elzéar
a planté.
Ton pays,
le mien,
parfois
se regardent,
s’aperçoivent,
rien ne
nous
éloigne,
au contraire.
Nous avons
ce même
serpent d’eau :
tantôt couleuvre,
tantôt aspic.
Le même vent
nous rappelle
d’où nous venons.
Je suis heureux
d’épouser,
dans l’effleurement,
ton invisible.
En pensant à Jean Giono
Lurs, 31 mai 2007
Par Antoine
Samedi 14 mars 2009
6
14
/03
/Mars
/2009
00:50
0
Par Antoine
Samedi 14 mars 2009
6
14
/03
/Mars
/2009
00:48
0
Par Antoine
Vendredi 13 mars 2009
5
13
/03
/Mars
/2009
00:10
0
C’est un bel arbre.
Je le regarde et imagine
cent vies avant et après moi.
J’ai envie d’être un arbre.
Quand je pense à l’arbre,
c’est dans son entièreté
que je le voie.
Quand je songe à être lui,
c’est en son tronc
et ses branches que je me sens.
Je ne m’imagine pas feuilles,
frissonnant avec le soleil
et combattant pour ma survie contre le vent.
Je ne me conçois pas racines,
empêtré dans le sombre de la terre
et partager un millénaire avec les lombrics.
Je me suis approché de lui,
nu,
j’ai embrassé son tronc
j’ai laissé l’écorce m’apprivoiser.
Je me suis tu.
Nous avons parlé.
Je suis resté ainsi
des mois entiers.
Engourdi. Endormi.
J’ai vécu les quatre saisons,
contre lui,
la tête enfouie
entre l’aubier et le cambium.
Je n’avais plus de notion de lumière
ni de nuit,
ma peau n’avait plus l’air de peau.
Puis il a accepté que je sois lui.
Le temps d’un tour de cadran.
Que je sois ce tronc et ces branches.
J’avais envie de soleil,
de jour et de nuit,
de vie.
J’avais envie de ce retournement.
Une fois totalement happé,
Je me suis réveillé.
Végétal.
Je me suis senti tiraillé.
Mes racines tenaient fort,
elles tentaient de descendre
plus profond.
Mes branches se faisaient houspiller,
balayées par le vent
Je me suis senti au supplice,
écartelé avec la sensation
de démembrement.
Mes feuilles s’arrachaient
douloureusement
dans une extrême lenteur.
Et la lumière et ce soleil,
que je désirais à nouveau goûter,
me faisaient défaut.
La journée qui s’en suivit
me parut une éternité.
Je ne voyais pas la nuit
passer, j’avais l’impression
de vivre le noir infini.
Puis il est revenu.
J’étouffais, si près de lui.
De la moelle
et du bois de cœur
il m’a repoussé,
j’ai traversé l’écorce
à la manière
d’une branche pourrie
et suis tombé au sol.
Depuis je retourne le voir.
Avant de le vivre,
je l’avais morcelé
et m’étais illusionné
sur sa condition.
Je reste à distance,
je le respecte
et savoure mon état
de contemplation.
La Tour d'Aigues, 12 mars 2009
Crédit photo : Antoine
Par Antoine
Vendredi 13 mars 2009
5
13
/03
/Mars
/2009
00:09
1
Crédit photo : Antoine
Par Antoine
Vendredi 13 mars 2009
5
13
/03
/Mars
/2009
00:08
0
Par Antoine
Vendredi 13 mars 2009
5
13
/03
/Mars
/2009
00:06
0
Mais voilà, certains couchent même
à l’anatolé avec leurs
rêves et parfois leurs erreurs.
Il ne faut rien leur demander.
On risque vite de mendier,
nonobstant l’amour de nous-même.
La Tour d’Aigues, « Foncombes », 20 décembre 2006
Par Antoine
Jeudi 12 mars 2009
4
12
/03
/Mars
/2009
23:32
0
Par Antoine
Jeudi 12 mars 2009
4
12
/03
/Mars
/2009
04:37
0
Elle se tint à mon bras comme à l’anse de l’équilibre. Du seuil de sa porte où elle m’eut invité, elle
m’éconduisit savamment jusqu’au portillon de neige.
Ce dernier fermé, nous séparant, elle s’assura que mes talons furent dos à ses désirs.
Elle tapota à mon épaule avec cette précaution qu’ont les mères retenant la nuque du
nouveau-né.
Je me retournai, ses yeux se plantèrent dans les miens telles les griffes de l’ours polaire à la
banquise.
Elle me tendit un panier de doux sourires congelés.
Et,
jusqu’à son palais de glaces.
La Tour d'Aigues, 11 mars
2009
Par Antoine
Jeudi 12 mars 2009
4
12
/03
/Mars
/2009
01:14
1
Derniers Commentaires